par geolop le Mer 5 Mar 2008 - 16:47

Il y va fort le bonhomme...

asmfoot.org a écrit:
Alors qu’il essuie actuellement de nombreuses critiques, Frédéric Piquionne s’est confié à Nice-Matin. L’attaquant monégasque, dont les statistiques sont en chute libre, ne mâche pas ses mots, et émet quelques critiques, notamment
vers Ricardo : « on ne se parle pas beaucoup », « on ne travaille pas assez les automatismes à l'entraînement. Certains ne jouent pas à leurs postes, c'est aussi plus difficile pour eux ! »).
S’il ne se dit pas résigné, une pointe d’abattement est néanmoins perceptible ; Piquionne va même jusqu’au paradoxe dénonçant un excès d’individualisme, mais avouant que ses objectifs sont de battre son record personnel de buts…
Un discours moins aseptisé qui tranche avec les déclarations des dernières semaines.
Après son nul face à Valenciennes (0-0), Monaco est-il rassuré ?
Non, on a pris un point, mais on n'est pas rassuré. On a perdu trop de points à domicile et ça continue !
Le 6-0 encaissé face à Bordeaux était-il encore dans les têtes ?
On ne développe pas de jeu - c'est le cas depuis le début de la saison - surtout en première mi-temps, on était trop timoré. La raclée (sic) de Bordeaux reste et restera toujours dans les têtes. Surtout face aux grosses équipes.
Sur ce point, vous allez être servis...
C'est vrai, nous sommes gâtés avec le déplacement à Nancy et la réception de Lyon. Nancy reste sur des résultats pas très positifs, les Lorrains vont vouloir absolument gagner chez eux. A nous donc de jouer comme à Paris et ramener un nul serait très positif.
Les problèmes de Monaco au Louis-II ?
On ne produit pas de jeu. À l'extérieur, on n'est pas obligé de le faire. Il ne faut pas se voiler la face, il faudrait jouer le contre à domicile.
Les difficultés à produire le jeu ?
On manque d'automatismes. Chaque match est alignée une équipe différente, par les choix du coach ou les blessures. Nous n'avons pas d'équipe type ! Nous n'avons pas de système ni de fond de jeu qui se dégagent.
Vous êtes critiqué en ce moment...
C'est un peu difficile. Je suis critiqué car je ne marque pas. Mais il faut réaliser que je suis la dernière roue du carrosse (sic) ! Je ne reçois pas les ballons dans de bonnes conditions. Nous marquons sur des exploits individuels ou des coups de pied arrêtés, pas sur des actions développées. Les autres équipes jouent pour leurs attaquants. Ici, c'est différent !
Etes-vous résigné ?
Non, ça fait partie du foot, j'ai été sifflé à Rennes, à Saint-Etienne, j'ai toujours relevé la tête. Comme j'ai toujours mouillé le maillot. Je sais que je vais y arriver...
Avez-vous parlé de tout cela avec Ricardo ?
Non, on ne se parle pas beaucoup. C'est comme ça. Nous avons dû discuter que deux ou trois fois dans l'année, c'est tout !
Et avec vos coéquipiers ?
On parle très souvent entre nous. Mais on n'arrive pas à retranscrire tout ça en match. Et on ne travaille pas assez les automatismes à l'entraînement. Certains ne jouent pas à leurs postes, c'est aussi plus difficile pour eux !
Des regrets d'avoir signé à Monaco ?
Je ne regrette jamais mes choix. C'est un grand club, une autre dimension. Mais il y a beaucoup d'individualisme ici. C'est ce qui pêche. On ne voit pas ça dans les autres formations.
Vos objectifs ?
Battre mon record de buts qui est de onze. Il m'en manque cinq. Et que l'ASM finisse dans les cinq ou six premiers.
L'équipe de France ?
Elle reste dans un coin de ma tête. Mais il faut que je sois davantage performant. Sans me poser de questions. Etre moi-même, comme lorsque je suis arrivé. Nous étions 15es ou 16es, il fallait réagir. Là il y a une autre mentalité, d'autres comportements. Il faut se mettre dans la tête qu'il nous reste onze matchs, onze finales !
On sent que vous vivez mal cette saison...
On attendait mieux de moi. Je n'ai pas répondu aux espoirs. Et comme je suis quelqu'un de bon, de généreux, ça me pèse par rapport au club. Je me bats tout le temps, à chaque sortie en espérant que ça bascule de mon côté.
Envisagez-vous de partir ?
Ce n'est pas d'actualité. Je suis sous contrat et je ne me pose pas de questions, on verra en fin de saison. Mais j'ai 29-30 ans, je ne suis pas un garçon d'avenir comme Bakar ou Gakpé. En attendant, il nous reste onze matchs et il nous faudrait au moins cinq victoires...